Direction de l’instruction publique et de la culture Un champ d’action qui englobe TIC, surveillance et conseil
Les principales tâches de la Direction de l’instruction publique et de la culture (INC) sont la gestion du système ainsi que le maintien et l’encouragement de la culture. L’INC comprend le Secrétariat général et cinq offices. En 2025, le Contrôle des finances a établi dix rapports de révision à destination de l’INC. Ces audits ont porté sur tous les grands offices de la Direction ainsi que sur les écoles professionnelles.
À titre d’illustration, voici un aperçu de quelques contrôles menés auprès de l’INC :
Test d’intrusion dans l’application Evento (INC-OMP)
En collaboration avec une entreprise spécialisée en la matière, le Contrôle des finances a réalisé un test dit d’intrusion dans l’application de gestion des élèves « Evento » afin de renforcer la sécurité de l’information ou d’en repérer les risques et points faibles. Les résultats de ce test ont révélé plusieurs lacunes importantes. Une fois ces lacunes expurgées, la sécurité de l’application s’en trouvera sensiblement améliorée. L’Office des écoles moyennes et de la formation professionnelle (OMP) a pris des mesures basées sur ces constats.
Service de conseil des hautes écoles bernoises (INC-OENS)
Le Service de conseil des hautes écoles bernoises offre des conseils et des informations personnalisés à tous ses membres (corps estudiantin et personnel) de l’Université de Berne, de la Haute école spécialisée bernoise (BFH), de la Haute école pédagogique germanophone (PHBern) et de l’institut d’enseignement supérieur pédagogique NMS Bern. Ce service est une section de l’Office de l’enseignement supérieur (OENS). Le Contrôle des finances a constaté différents potentiels d’optimisation sur le plan de la rentabilité. Des incertitudes subsistent quant à l’offre de conseil et d’information concernant les hautes écoles. Outre le Service de conseil, qui est rattaché à l’administration cantonale, les hautes écoles sont dotées de plusieurs autres services proposant des conseils, ce qui entraîne un travail de coordination inutile, un potentiel de synergie inexploité ainsi qu’un risque de doublon.
Surveillance des écoles professionnelles (INC-OMP)
Le Contrôle des finances a fait le choix, en se basant sur l’évaluation des risques, de focaliser son travail d’audit sur le domaine de la surveillance des écoles professionnelles. L’audit réalisé avait pour objectif le suivi des lacunes constatées dans le cadre du contrôle extraordinaire qui a eu lieu en 2022 au Centre de formation professionnelle de Bienne. Il en ressort que les conditions nécessaires à une surveillance efficace et ciblée ne sont toujours pas remplies et que les responsabilités manquent parfois de clarté. Le Contrôle des finances se félicite certes des mesures prises depuis le dernier audit de surveillance financière pour améliorer la surveillance, mais il relève que des potentiels d’optimisation subsistent.
Procédure de subvention des écoles de musique (INC-OECO)
L’enseignement dispensé dans les écoles de musique bénéficie du soutien financier du canton et des communes. Parmi les tâches incombant à l’Office de l’école obligatoire et du conseil (OECO) figurent entre autres celles liées à l’encouragement des écoles de musique.
La Section de l’offre ordinaire de l’école obligatoire assume la surveillance technique, et la Section des ressources et du controlling la surveillance financière. En l’état actuel des choses, il manque cependant une ligne clairement définie sur le plan de la responsabilité globale en matière de surveillance. Ce manque de clarté est source de difficultés pour assurer une surveillance efficace, coordonnée et intégrale des écoles de musique. L’OECO pourrait en l’occurrence étoffer ses activités de contrôle. À noter que la pratique en matière de facturation n’est pas toujours conforme à la législation en vigueur sur les écoles de musique. Grâce au choix qui a été fait d’instaurer un contrôle approfondi de certains décomptes par la Section des ressources et du controlling, l’efficacité du contrôle concernant le processus de facturation n’en sera sans doute que meilleure et les lacunes en la matière pourront, elles aussi, être comblées.